Audiovisuel : Canal+ prêt à dialoguer avec les autorités ghanéennes dans le cadre du différend sur les tarifs de DStv
Le ministre ghanéen des Communications, des Technologies numériques et de l’Innovation, Sam Nartey George, a annoncé que Canal+, le géant français des médias ayant acquis une part majoritaire de MultiChoice, est disposé à négocier avec les autorités ghanéennes au sujet du conflit en cours sur les tarifs de l’abonnement DStv.
Contexte du différend
Le bras de fer a débuté le 1ᵉʳ août 2025 lors d’une séance du Government Accountability Series, au cours de laquelle Sam George a sommé le régulateur national des communications (NCA) de suspendre la licence de diffusion de DStv — détenue par MultiChoice — si les tarifs n’ont pas été revus à la baisse d’ici le 7 août.
MultiChoice a rejeté cette directive le 3 août à travers une déclaration du directeur général Alex Okyere, arguant que la baisse exigée n’était pas soutenable tout en évoquant leur volonté de maintenir des prix abordables sans sacrifier la qualité du service.
Canal+ entre dans la danse
Lors d’une intervention radiophonique le 12 août sur Joy FM, le ministre a précisé que Canal+, déjà propriétaire de plus d’un tiers du capital de MultiChoice, a obtenu l’approbation des autorités antitrust sud-africaines en vue d’un rachat complet, prévu d’être finalisé d’ici octobre. Il estime que cette acquisition devrait entrer en vigueur dès septembre, période durant laquelle Canal+ prendra les commandes.
Sam George a indiqué que Canal+ avait manifesté sa volonté d’engager un dialogue formel avec le régulateur ghanéen, à condition que cette demande soit confirmée par un engagement écrit. Il a insisté sur le fait qu’aucune décision de politique publique ne sera fondée sur de simples appels téléphoniques. Il a même souligné que l’attitude de Canal+ est « bien plus positive » que celle affichée jusqu’à présent par MultiChoice.